Deux mois d’absence

Me voilà de retour après un peu plus de deux mois d’absence et c’est avec grand plaisir que je vous retrouve ! 🙂

J’avais pourtant commencé avec plein d’énergie et d’entrain. J’avais écrit quelques articles durant le premier mois et je me croyais parti pour écrire trois articles par semaine. Et puis, tout d’un coup, plus d’envie, plus d’inspiration… Que se passait-il ?

Commencer ce blog sur l’amour de soi m’a vraiment bousculé. Étant de nature réservée et timide, m’ouvrir et partager avec vous mes idées et mes ressentis sur un sujet si intime a généré un puissant raz-de-marée interne et un épais brouillard dans mon esprit. D’anciennes émotions, dont j’ignorais l’existence jusque-là, remontaient progressivement à la surface et m’empêchaient d’écrire malgré la volonté qui était toujours bien présente.

Je savais que j’allais écrire à nouveau. Je ne savais pas quand !

Je m’étais imposé une discipline au niveau de l’écriture des articles sur le blog et voilà que quelques semaines seulement après son lancement, je m’arrêtais d’écrire. Serais-je paresseux, lâche, sans volonté ? Serais-je entrain de fuir la difficulté de l’écriture en utilisant de vieilles émotions comme excuse ? Que dois-je écouter ? Ma culpabilité d’arrêter, de faire une pause et de ne pas respecter le cadre que je m’étais imposé ou l’intention et la volonté de prendre soin de moi, de faire ce que je ressens comme bon et important pour moi ?

Quelle culpabilité de mettre le blog en pause ! Et comment assumer et expliquer cette faiblesse aux proches qui me suivent et me soutiennent ! Qu’allaient-ils dire, penser de moi ? Comment allaient-ils me juger ? Qu’est-ce que vous, lecteurs, alliez penser de moi ?

Il me semblait que si je m’étais forcé à écrire, cela aurait été une forme de fuite par rapport à tout ce qui se passait à l’intérieur de moi. Je ne pouvais en effet pas faire comme si cela n’existait pas. Quel exemple d’amour de soi aurais-je été si je n’avais pas consacré mon énergie à écouter les messages envoyés par mon corps sous forme de ressentis et d’émotions ?

J’avais le choix entre écouter ce que, j’imagine, les gens attendent de moi ou écouter ce qui, je pense, est important et essentiel pour mon développement personnel. J’avais le choix entre paraître être celui qui correspond aux critères ou être celui qui assume ses besoins et ses faiblesses.

Cette fois-ci, j’ai décidé de suivre mon ressenti sans céder à la pression de mes pensées négatives !

Il n’est pas facile pour moi de voir clair dans ce genre de situations, dans ce brouillard. Afin de garder le cap, je me répète régulièrement que le plus important est d’arriver à m’entendre, d’abord, et à m’écouter, ensuite.

J’aurais pu aller chercher des conseils autour de moi. Il y a toujours des personnes qui sont prêtent à vous dire ce que vous devriez faire et qui savent mieux que vous ce qui est bon pour vous. J’ai préféré écouter les personnes qui m’aidaient à me poser les bonnes questions, les questions qui me permettaient tout doucement de lever moi-même le brouillard, la confusion. Qui d’autre que moi savait ce que je vivais et ce que je ressentais ?

En période de brouillard et de confusion, je sais que je dois faire attention à ne pas me renfermer, à ne pas m’obstiner en me coupant du feedback des personnes qui m’entourent. Ce sont elles qui pourront m’indiquer si je fais fausse route et m’apporter un nouvel éclairage sur la situation. Écouter les autres tout en gardant la responsabilité de la décision, voilà ce qui me semble judicieux pour construire la vie dont je serai fier…

Je sais aussi que j’ai régulièrement besoin de rester seul pour entendre ce qui se passe à l’intérieur de moi ; faire baisser le bruit afin d’entendre ma petite voix intérieure (pas celle des conditionnements mais celle qui sait ce qui est bon pour moi, celle qui est bienveillante) et l’écouter.

M’écouter ne veut pas dire que je ne ferai pas d’erreur, que je ne changerai pas d’avis ou que je ne ferai pas fausse route. J’espère cependant que le fait de vivre les expériences que j’ai choisies et de suivre mon propre instinct me permettra de mieux me comprendre et mieux me connaître. Je veux pouvoir vivre ma vie et pas celle que les autres attendent de moi.

M’aimer pour me connaître et me connaître pour m’aimer. Voilà comment commencer un cercle vertueux qui me donnera l’envie et l’énergie d’aller plus loin.

Attention à ne pas vouloir aller trop vite trop loin ! Le chemin est semé d’embûches et de déceptions (principalement de moi envers moi-même) ! Attendre des résultats miracles serait une erreur mais je dois, par contre, me préparer à un long chemin difficile qui, je l’espère, sera également beau, enrichissant et source de joie.

Prendre le temps pour moi m’a permis d’avancer plus vite, de mieux me connaître, de vivre l’expérience plus intensément.

Cette expérience m’a permis d’apprendre qu’accepter et accueillir mes ressentis et émotions les transforment progressivement en quelque chose de positif (de l’amour de soi ?) sur lequel je peux maintenant prendre appui pour continuer mon chemin.

À très vite !
Amicalement,

Nicolas

2 réponses sur “Deux mois d’absence”

  1. « Prendre le temps »… expression souvent entendue… et pourtant…
    le temps ne nous est-il pas donné ? Devons-nous le « prendre » pour en avoir ? Dans quelle société sommes-nous pour ne plus avoir à notre disposition ce qui nous est donné ? L’air et le temps sont avec nous… pour notre bien-être…durant toute notre vie. Ce temps doit toujours être « rempli » comme s’il risquait de nous rattraper… L’utiliser pour un mieux-être seul et ensemble… Ne serait-ce pas lui redonner son sens profond : càd vivre, tout simplement… ce qui nous est donné et confié….Bonne journée…
    Betty

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